L’autre jour, un ami me dit…

Le temps perdu ne se rattrape jamais.

Napoléon Bonaparte

Comprendre les usages

Mais avant de parler de l’impact écologique de l’IA, regardons d’abord ce que nous faisons tous de nos écrans.

Selon Médiamétrie, les Français passaient en moyenne 2 h 40 par jour sur Internet en 2024. Un an plus tard, nous avons franchi pour la première fois la barre des trois heures : 3 h 01 par jour en 2025, soit 21 minutes supplémentaires en seulement un an. Et chez les 15-24 ans, on atteint désormais 4 h 53 par jour ! Se rend-on compte de ce que cela représente ? Près de cinq heures par jour passées devant un écran à… quoi, exactement ?

Mais que faisons-nous pendant tout ce temps ?
– des réseaux sociaux et des messageries : Facebook, Instagram, TikTok, WhatsApp…
– de la consommation de vidéos : YouTube, Reels, TikTok…
– du streaming : Netflix, Prime Video, musique, podcasts…
– des visioconférences : Teams, Zoom, Meet…
– de la navigation, des actualités, des achats, des jeux…
– et, désormais, de l’intelligence artificielle.

En 2024, 1 h 03 de nos 2 h 40 quotidiennes était déjà consacrée aux seuls réseaux sociaux et messageries. Quant à la vidéo, elle concernait déjà 52,5 millions de Français chaque mois… soit la quasi-totalité des internautes.

L’IA n’arrive donc pas dans un monde numérique écologiquement vierge. Elle vient s’ajouter à une consommation numérique déjà massive et en forte progression.

Mais au fait, combien ça consomme ?

Évidemment, l’IA consomme de l’énergie. Une requête doit être traitée par des serveurs installés dans des data centers qui consomment de l’électricité et nécessitent d’être refroidis.
Mais le streaming, les réseaux sociaux, le cloud ou les visioconférences reposent eux aussi sur des infrastructures bien réelles : derrière nos écrans, il y a toujours des appareils, des réseaux et des serveurs.

Les chiffres varient fortement selon les modèles d’IA, la résolution des vidéos, le réseau utilisé et surtout l’appareil. Il faut donc les considérer comme des ordres de grandeur, et non comme des mesures au Wh près. Pour donner quelques repères :
🤖 1 heure d’IA texte — environ 50 requêtes : ~15 Wh de calcul IA
🎨 1 heure d’IA avec 5 images générées : ~20 à 30 Wh de calcul IA
🐱 1 heure de scrolling TikTok, Instagram, Reels ou vidéos de chats : ~30 à 80 Wh
💻 1 heure de visioconférence Teams/Zoom avec caméra : ~50 à 150 Wh
📺 Un film de 2 heures sur Netflix ou une autre plateforme, sur une grande télévision : ~200 à 400 Wh

Ces valeurs ne sont pas directement comparables au Wh près : les estimations disponibles ne reposent pas toutes sur le même périmètre. Pour l’IA, certains chiffres mesurent essentiellement l’électricité nécessaire au calcul dans les data centers ; pour la vidéo, les études peuvent également intégrer le réseau et surtout le terminal utilisé — smartphone, ordinateur ou téléviseur. À titre de repère, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) rapporte une consommation moyenne d’environ 0,34 Wh pour une requête ChatGPT, sur la base des données publiées en 2025. Cela donnerait environ 17 Wh pour 50 requêtes textuelles. Mais une requête complexe, utilisant du raisonnement ou générant des images, peut consommer sensiblement davantage.
Mais elles permettent de comprendre quelque chose d’essentiel : une heure passée à travailler avec une IA textuelle peut consommer moins d’énergie que nombre de nos usages numériques quotidiens. Et même en générant quelques images, on reste dans des ordres de grandeur comparables à certains usages que nous pratiquons chaque jour sans vraiment nous interroger sur leur impact.

Savoir cela devrait donc nous éviter… de dire quelques conneries !

Mais attention : Toutes les IA ne se valent pas !

Il faut néanmoins éviter l’excès inverse : prétendre que l’IA ne pose aucun problème écologique serait tout aussi absurde.
Entre demander à ChatGPT de corriger un courrier important et lui faire générer 17 versions d’une vidéo de plusieurs minutes, il existe un gouffre. Les modèles complexes, les raisonnements prolongés, la génération d’images et, surtout, de vidéos peuvent nécessiter beaucoup plus de calcul. Et multiplié par des centaines de millions d’utilisateurs, même un usage individuel relativement faible finit par représenter une consommation considérable.

Et attention aux perfectionnistes !
Ce n’est donc pas tant « l’IA » qu’il faudrait sanctionner que la démesure dans nos propres usages de l’IA : j’ai vu un personne de mon entourage la semaine dernière qui a passé une heure (et donc une trentaine de requêtes IA) à modifier le visuel d’une image pour la poster sur Facebook, et générer 2 likes.
Exactement comme pour Internet : lire un article pendant dix minutes, passer une heure en visioconférence ou regarder un film en 4K pendant deux heures utilisent tous Internet, mais n’ont évidemment pas la même empreinte.

Alors oui, l’IA consomme. Mais TikTok consomme. Netflix consomme. WhatsApp consomme. Teams consomme. YouTube consomme. L’IA n’a pas inventé l’empreinte écologique du numérique.

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Et si nous parlions aussi du temps consommé ?

Reste une dimension dont on parle encore moins : ce que nous faisons de cette énergie… et du temps consommé.

Une heure passée avec une IA peut permettre de comprendre un sujet, de préparer un cours, de rédiger un document, d’apprendre une langue, de programmer, de développer une idée ou d’avancer efficacement sur un projet.

Une heure passée sur TikTok, Instagram ou à regarder des vidéos d’influenceurs — ou de chats — peut certes détendre. Mais lorsque nous consacrons désormais plus de trois heures par jour à Internet, la question de l’usage que nous en faisons, et surtout du temps que nous y consacrons, mérite au moins d’être posée.

Et vous ? AVEZ vous évalué votRe propre usage ?

And now ? Prêts à évoluer ?

Maintenant, la balle est dans votre camp : vous pouvez transformer l’énergie de vos équipes en moteur de votre réussite. Ou la laisser devenir une source de tensions, d’inefficacité et de blocages intergénérationnels. La clé ? Développer une véritable culture de gestion de projet, adaptée à votre activité et aux profils qui composent vos équipes. Alors, pour que flexibilité rime avec efficacité, un conseil : si vous n’avez pas encore mis en place cette culture, il est temps de le faire → contactez-nous

Vous pouvez aussi continuer à espérer que les choses changent… sans rien changer à vos méthodes ni à vos pratiques. Mais vouloir des résultats différents en faisant toujours la même chose, c’est, paraît-il, une assez bonne définition de la folie. C’est vous qui voyez ! 😉

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